Intervention humanitaire du Groupe au Népal

Le 25 avril 2015, un séisme d’une magnitude de 7,8 sur l’échelle de Richter frappait le Népal. Son épicentre se situait au nord-ouest de Katmandou. Mais le tremblement de terre touchait aussi le village de Lukla, plus à l’est, dans «la vallée des Sherpas», la voie d’accès aux célèbres 8000 mètres.

En 2002, Nicole Niquille, la première femme guide de montagne de Suisse, et son mari Marco Vuadens décidèrent de construire un hôpital dans cette bourgade, à près de 3000 m d’altitude. Si les installations médicales sont simples, elles représentent cependant des moyens exceptionnels dans un environnement si isolé.

Un bâtiment à terre

Sitôt la nouvelle du séisme connue en Gruyère, un mouvement de solidarité se déclenchait pour Lukla. De gros dégâts étaient constatés. Il fallait tout reconstruire, l’hôpital était à terre. Grand amoureux des sommets, Pascal Doutaz, directeur général du groupe Grisoni, ne pouvait que se désoler de ce drame. Un simple don financier n’était, pour lui, pas la solution. Il fallait y aller. En juillet 2015, il convoquait alors le responsable adjoint de la sécurité au sein de l’entreprise, Pierre-Alain Romagnoli. « Reconstruire l’hôpital de Lukla, cela vous paraît-il possible ? Seriez-vous prêt à y diriger une équipe de maçons ? » lui lançait-il. Guide de montagne lui-même, Pierre-Alain Romagnoli connaît bien le Népal et sa réponse enthousiaste ne se fit pas attendre.

Une aventure particulière

Le 6 octobre 2015, quatre maçons et un chef de mission descendaient de l’avion sur l’aérodrome de Lukla. Alberto Rodrigues, Pablo Müggler, Jonathan Fonseca Silva, Benjamin Schnegg et Pierre-Alain Romagnoli se trouvaient « au pied du mur ». Dès le lendemain, un groupe de 60 ouvriers locaux les attendait pour se mettre à l’ouvrage. Pour le groupe Grisoni, construire en Suisse est assez facile. Mais dans les montagnes népalaises, on doit vite revenir aux anciennes techniques. Les murs de base, plus bas, ont été remontés, mais cette fois avec du mortier. Pour une meilleure souplesse, une charpente bois était installée avec scellement dans le béton. Le métier de Jean-Claude Schuwey, charpentier à
Im Fang, lui aussi sur place, fut le bienvenu. Si le gros œuvre était terminé, les finitions furent effectuées par une équipe locale.

Que d’émotions !

Un mois sur place fut propice à tisser des liens. Mais le 30 octobre, le team Grisoni rentrait en Suisse. Emu par cette aventure, chacun éprouvait une réelle satisfaction d’avoir pu apporter un peu de réconfort à ces Népalais si courageux. Si toute la logistique était assurée par le Groupe, cette opération n’aurait pas pu se réaliser sans le soutien de la famille Binz, propriétaire de la société. Tout le personnel de Grisoni-Zaugg peut être fier de partager ce « beau geste humanitaire ».

Grisoni-Zaugg